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Les migrations de La Pluie d'Oiseaux

Les migrations de La Pluie d'Oiseaux Les migrations de la Pluie d'Oiseaux, de Lille à Beijing (Chine) en passant par Vaour (Tarn), Marmirolo (Italie), Sulaimany ou Erbil (Kurdistan d'Irak)

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Catégorie: Blogs sur les arts

Derniers billets:

L'arrivée d'Augustin Kassi


Augustin Kassi, peintre ivoirien d'Abidjan, est arrivé le vendredi 31 octobre à Lille. Après quelque heures de repos et de récupération, il assistait à un repas d'accueil chez Edith. Augustin Kassi lors du repas d'accueil (ph : B. Foly) Le 3 février Augustin Kassi était reçu, dans ses locaux de Roubaix, par  la Pluie d'Oiseaux. Il a pu faire connaissance d'une bonne partie de l'équipe de l'association : Catherine Aubourg (vice-présidente), Laurie Potiron (administratrice), Julian Mierzejewski (médiateur culturel), Edith Henry et Bertrand Foly (co-directeurs artistiques) L'équipe de La Pluie d'Oiseaux Catherine Aubourg, Bertrand Foly, Edith Henry, Augustin Kassi, Julian Mierzejewski, Laurie Potiron (ph : B. Foly) Le Vendredi 7 novembre Augustin entrait dans ses logement et atelier à La Ferme d'en Haut, où il sera en résidence jusqu'au 6 décembre. « Ma démarche, c’est de partir de la réalité pour créer un monde imaginaire plein de générosité, de volupté et d’aisance où malgré toutes les incertitudes d’aujourd’hui, l’atmosphère qui se dégrade, au jour le jour, le sourire est présent dans le regard de mes personnages qui donnent envie de vivre et espérer. Je m’inspire de la vie de tous les jours. J’observe, je me questionne mais je prends la vie du bon côté.Ce type d’échange artistique mis en place à la Ferme d’en Haut nourrit nos esprits et nous rapproche, en tant qu’artistes et êtres humains, nous enrichit mutuellement par le partage d’expériences. J’ai participé à plusieurs échanges de ce type, aux Etats Unis, au Burkina Faso ou au Maroc et c'est ce que j’ai toujours constaté. »    voir d'autres oeuvres d' Augustin Kassi 
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/119217471

Les conturlures Kurdes en musique à la médiathèque Til l'Espiègle de Villeneuve d'acq


Samedi 11 octobre deux histoires kurdes, "le songe du vizir" et "les deux frères", ont été racontés en paroles, peinture, argile et musiques par Bertrand foly, Edith Henry et Osman Sarkar. A l'issue du spectacle les enfants mettent la main à la pâte . Voir plud photos des Conturlures Kurdes en musiques à la médiathèque "Till l'Espiègle" - Passerelles ds Arts#2 En parallèle "Regards d'enfants sur le Kurdistan", l'exposition des dessins originaux d'enfants kurdes ayant inspiré le livre éponyme, était visible et le sera jusqu'au31 octobre.   plus d'informations surLes Conturlures Kurdes en musique Regards d'enfants sur le Kurdistan La Pluie d'Oiseaux le dossier de presse de Passerelles des Arts#2  
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/113440179

Le baptême de Cacoule


Samedi 13 septembre 2008 à Haulchin, un géant est né. Il se nomme Cacoule. Il est sourcier et fêté. Il a sa chanson, écrite par Francis Delabre En décembre il aura son histoire, son portrait, sa lecture-spectacle.Le baptême fut pluvieux. Pour un sourcier quoi de plus naturel ?       >        > D'autres photos de Cacoule  photos Bertrand Foly et Julian Mierzejewski
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/107808807

Géants (vies) à Denain


A Denain on a tendance à être susceptible. Ainsi, pour éviter toute prise à d’éventuelle moqueries issues du nom même de l’endroit, a-t-on prit deux précautions. La première, fort ancienne, tient à la prononciation même du nom de la Ville Feumière . On ne dit pas deu-nain mais eud’nain. La seconde est plus appuyée. Pour bien faire comprendre au Monde que la population denaisienne n’est pas toute entière atteinte de nanisme, on y collectionne les géants. On a commencé par les géants de l’industrie, avec les Mines d’Anzin devenues ensuite les Houillères du Nord, et l’on a creusé le sous-sol jusqu’à des 1000 mètres pour édifier des terrils de 90 mètres de hauteur, chauffer les foyers (si l’on ose dire) et faire tourner tout le pays à la vapeur. Puis on a édifié le bijou de la métallurgie que furent les Anciens Établissements Cail, et le colosse de la sidérurgie : les Forges de Denain-Anzin, devenues Usinor. Mais ça ne suffisait pas. L’industrie a prouvé sa durée de vie éphémère. Hélas. Il fallait du costaud. De vrais géants. Il y eut d’abord, en 1947, tout seigneur tout honneur, Cafougnette. Zéph, pour ses nombreux amis et intimes. En habits de mineurs et en bon épais et lourd métal. Puis en 1978, Véronique, sa femme, un blanc-bonnet . Et de suite, les enfants, la Cafu et le Galibot . Au début du 21ème siècle sont arrivés Deug l’Ecolier, qui représente une autre des grandes aventures de Denain, le basket ; le Pompier Bernard, avec casque et lance (à incendie pour une fois) ; et les inévitables sorcière, Père Noel et Mickey.        Neuf géants ! Qui dit mieux ? Denain. Denain dit mieux. Elle a dans le ventre et le cœur de quoi engendrer des milliers de géants. Bateliers, verriers, meuniers, métallurgistes, sidérurgistes, résistants, syndicalistes, peintres, écrivains, coulonneux et coulons, musiciens, gitans, cyclistes, écologistes….     Bertrand FolyVoir plus de photos de Géants (vies) Denain
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/106376739

Le couteau fantôme


[samedi 3 mai, soir]  Voici une petite histoire. Celle d'un couteau fantôme. J'étais à Sulaimany (au Kurdistan d'Irak) lorsque Bakhtiar (l'ex-Suisse) m'a prêté son couteau, qui selon lui me serait utile au village où j'allais. En effet celui-ci fût très utile (notamment pour découper la viande lors du pique-nique de Cumma). Il plaisait tant à Bakhtiar (le villageois) que l'idée m'est venue de lui offrir le même. Mais au moment de quitter le village, malgré plusieurs fouille de ma valise (là où Bakhtiar avait coutume de ranger le couteau), impossible de remettre la main dessus. Je me suis fait à l'idée qu'il était perdu. Je l'oubliai et pensais à en acheter deux (un pour chaque Bakhtiar), chose que je n'ai hélas pas pu faire. Quelques jours plus tard je repars en France. Avant d'entrer sur le site de l'aéroport de Sulaimany, je passe avec mes bagages une fouille manuelle. Le policier trouve un tire-bouchon que j'avais également oublié, mais pas de couteau. En entrant dans l'aéroport de Sulaimany mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En entrant dans la zone d'embarquement de l'aéroport de Sulaimany mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En arrivant à l'aéroport d'Istanbul mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En entrant dans l'aéroport d'Istanbul (le lendemain) mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En entrant dans la zone d'embarquement de l'aéroport d'Istambul mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En arrivant à l'aéroport de Bruxelles mes bagages passent par un contrôle radio, mais pas de couteau. En entrant dans la zone d'embarquement pour l'Eurostar qui devait m'amener de Bruxelles à Lille, il ne me restait avec Boualem que 30 minutes de voyage, mes bagages passent par un contrôle radio, et le contrôleur me dit : "Qu'est-ce que c'est que ce couteau dans votre valise ?" "Ah ? Vous l'avez retrouvé ? dis-je naïvement et presque content" Mais lui était très sérieux. En Belgique, transporter un couteau comme celui-ci est interdit. C'est une arme de combat. Il me livre à la police. La police me garde assez longtemps pour que je rate mon train (Boualem partira seul à Lille). Je remplis une déclaration. J'apprends qu'ils peuvent, s'ils le veulent me garder en prison pour la nuit (mais ils ne le font pas). Quand je dis que je ne sais pas comment ce couteau se trouve encore là la police ne me croit pas. Quand je dis que je viens d’Irak via Istanbul, et que mes bagages ont subit sept contrôles avant le leur, ils me regardent étrangement. Je suis encore assez malade. Je leur demande de faire ce qu'ils veulent, de me donner une amende, mais de me laisser rentrer chez moi au plus vite. Ils me disent que je n'aurait pas d'amende, mais que le Tribunal belge va contacter le Tribunal français pour voir s'ils vont me poursuivre et me passer en Justice. Bien sûr le couteau est confisqué. Mais au moins est-il retrouvé.
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/70604679

Du poisson dans le parc


[jeudi 1er mai, soir] Nous nous retrouvons tous le soir dans le parc d’un restaurant de Soulaimany. Demain Boualem et moi rentrons en France. Enfin… nous prenons l’avions pour Istanbul et de là… on verra, on trouvera bien un billet pour Paris ou Bruxelles. Nous mangeons du poisson de rivière (carpe) cuit verticalement sur des grilles. C’est très bon. On boit pas mal d’ouzo aussi… et, je commets une imprudence (le dernier jour c’est malin), je mets des glaçons dans mon verre (chose que je ne fais jamais, même e France). Je ne le sais pas encore, mais je serai malade pendant tout le trajet du retour. En attendant la soirée est très chaleureuse et riante. Agréable, quoi…[batteries à plat : pas de photos de cette soirée..] 
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/66577059

L’école du village


[jeudi 1er mai pm] Boualem et moi nous nous séparons. Il reste en ville avec Sarbast pour visiter encore une fois le Crossing Museum et affiner le rapport qu’il doit faire sur sa construction. De mon côté je retourne une dernière fois au village de Gezila, voir Bakhtiar (celui du village). les vendeurs de bois, grilles, grillages et autres matériauxà la sortie de la ville la route vers le village Au village les tapis sont installés sous l’amandier. La femme et les enfants de Bakhtiar sont là (sauf son fils aîné qui doit sans doute travailler, même si ce jour est férié. Kak Karim est là lui aussi, ainsi qu’un visiteur , vendeur de selles pour ânes. L’après-midi se passe tranquillement, à discuter, boire du thé, rire un peu, puis à se promener. Kak Karim, le vendeur de selles pour ânes, Kak Bakhtiar essais de selles L’idée d’aller au sommet de la montagne est vite abandonnée, nous n’en aurions pas le temps, et puis ils craignent que je ne traîne derrière. Bon…. Nous allons tout de même sur l’autre versant de l’étroite vallée. je reste toujours émerveillé par ces images de montagnes lointainesqui me rappellent les peintures chinoisesune mante religieuse En marchant nous évoquons quelques projets pour le village. Notamment celui de construire une école. Il y en a déjà une mais elle est trop petite (8 places maxi, alors qu’il y a beaucoup plus d’enfants). Comme l’hiver le village est souvent inaccessible, il n’est pas possible pour les enfants d’aller dans le village plus grand (Aladn), ils vont donc en ville, avec leur mère ou une sœur aînée. Pour finir les familles vont s’installer directement en ville. Le village est donc menacé à terme de disparaître. Le projet se crée de réunir des fonds pour reconstruire une école (Boualem, l’architecte ajoutera l’idée d’un dispensaire). La construction se ferait avec des matériaux et des techniques traditionnels (pierres, terre, pisé… ). Elle aurait néanmoins tout le confort possible. Elle se ferait par les habitants aidés d’habitants d’autres villages pour que la technique puisse se diffuser. L’idée est d’impliquer plusieurs villages Français pour sauver ce village Kurde. Des villages pour un village. Bon, ce n’est pas tout de le dire…faut le faire (à suivre) l'entrée de l'école (qui ne représente qu'une partie de ce bâtiment) l'unique classe de l'école (vue ici en son entier)trop petite pour accueillir tous les enfants du village la nouvelle école serait au-dessus de ce bâtiment
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/66576603

Des billetsÂ…


[Jeudi 1er mai matin] Nous passons une bonne partie de la matinée à trouver une solution à nos problèmes de billets d’avion. Sarbast nous aide beaucoup. Pendant qu’un courtier surfe sur le net pour dégoter nos billets, nous faisons de rapides courses dans le Bazar, pour les amis et la famille, car la seule solution qui se présente est de repartir dès demain matin. Via Istanbul.confiseries Kurdes en cours de préparationautres confiseries Kurdes  des fruits étranges dans les rues u bazarils ont un goût très amer Comme Sarbast a la passion de l’architecture il nous montre quelques petites merveilles cachées.la dernière façade ancienne du Bazar de Sulaimanyau-dessus de boutique : une "arcade" traditionnelledans les années 70 les allées du Bazar qui ne l'étaient pas sont couvertes
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/66549927

Traduire ce que lÂ’on ne comprend pas


[mercredi pm] Dernière séance d’atelier avec les enfants. Lorsque j’entre… en retard (because la visite du musée le matin, je n’ai pas même eut le temps de manger aujourd’hui), les enfants se lèvent, ensemble, ils me disent tous, ensemble : « Bonjour Bertrand. Comment ça va ? Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? Pourquoi est-ce que tu t’en vas ? » Je contiens mon émotion. Je suis très touché. Ils ont demandé à Bakhtiar de leur traduire ces phrases et ils les ont notées phonétiquement, en alphabet arabe, pour pouvoir me les dire. Je teste avec eux un jeu que je n’ai jamais fait en atelier : traduire un texte écrit dans une langue étrangère que l’on ne connait pas… Je leur donne des poèmes, de Prévert, Vian, Rimbaud,… je les leur lis, et je leur demande d’imaginer la traduction de ces vers, en fonction des sons entendus et de la graphie des mots. Ils sont un peu surpris, mais ils s’y mettent tous. Une femme nous rejoint. Elle est d’origine Russe, mais elle vit au Kurdistan depuis des années. Elle parle Kurde couramment. Elle avait épousé en 73 l’un des chefs des opposants Kurdes au régime de Saddam, en 78 son mari est assassiné. Elle ne fait pas que passer, elle participe avec nous à l’atelier. quatre des enfants qui ont participé au livre et/ou à l'exposition"regards d'enfants sur le Kurdistan"Plus tard Boualem et Rezgar passent me prendre. Il commence à pleuvoir. Il pleuvra toute la nuit. A grande eaux. Nous avons un gros problème avec nos billets d’avion. Boualem et moi n’avons pas de retour. Ceux que l’on nous proposera sont trop tardifs.
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/66393063

Le musée d’Ako, costumes, tapis, bijoux, chapeaux et armes traditionnels


[mercredi matin] Nous allons avec Boualem, l’architecte, Rezgar, qui traduit, et Ako, qui suit ce projet, visiter le futur musée des costumes traditionnels Kurdes, Amne Souraka (la Bastille Rouge). Le lieu et impressionnant. Nous n’aurons pas le temps de tout voir aujourd’hui, mais j’ai eut l’occasion d’y passer plus de temps en 2006avec Edith. C’était un lieu d’emprisonnement et de torture sous Saddam. C’est aussi le premier lieu que les Kurdes ont repris lors de la première Guerre du Golfe. Certains bâtiments sont transformés en Musée de la Mémoire, d’autres par contre sont devenus une galerie, ou deviendront cinéma de documentaires ou encore, comme celui-ci, Musée des costumes, tapis, bijoux, chapeaux et armes traditionnels. A l’extérieur s’alignent de nombreux chars d’assauts, canons, et mitrailleuses lourdes. Dans d'autres bâtiments voisins il y a des expos de bombes et de mines. L'intérieur d'un char les restes de bombes chimiques utilisées à la fin des années 80 il existait aussi des bombes dans lesquelles étaient plusieurs bombes comme celles-ci lorsque la bombe "porteuse" explosait elle env oyait des dizaines de ces petites bombes autour d'elle reconstitution d'une partie d'un champs de mines A l’intérieur du futur musée, les travaux avancent bien. Boualem donne de précieux conseils à Ako, pour gérer au mieux l’humidité, la température, etc. La promiscuité des anciennes geôles et lieux de torture, des chars et bombes, avec des lieux culturels est surprenantes, mais  c'est peut-être une façon de dire que la culture, la vie, sont toujours en danger... Boualem et ako discutent du musée, Rezgar traduit
http://voyages-residences.20six.fr/voyages-residences/art/66335379